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Compte-rendu du lecture du livre de Sophie de Mijolla-Mellor, Psychanalyse, droit et politique, Lefebvre Dalloz, 2025, 263 pages

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Compte-rendu du livre de Jacques Touzé, Le système symbolique primaire. Comment le bébé apprend à penser, Éditions Maïa, coll. « Essais », 2024

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Guerre e crisi climatica stanno accrescendo la politraumaticità di uno scenario contemporaneo il cui impatto non concerne solo i disastri umanitari, conseguenze e rischi geopolitici, sociali ed economici a livello locale, regionale e mondiale, ma anche l'impatto sulla salute mentale, non solo delle popolazioni direttamente coinvolte, ma anche di quelle non direttamente coinvolte da essi. Nei termini di una traumatizzazione diretta e vicaria, il susseguirsi di fenomeni collettivi ad alta potenzialità traumatica rischia di assumere, oggi, una valenza cumulativa che impatta tanto più fortemente quanto più il target evolutivo coinvolto è in delicata fase di transizione psico-sociale, come i giovani adulti già fortemente segnati dal trauma collettivo della pandemia da Covid-19. Il volume promuove un dialogo interdisciplinare sui fenomeni della guerra e della crisi climatica e presenta linee di ricerca-intervento psicologiche e psicoanalitiche che indagano il loro impatto sulla salute mentale. Psicologia, psicoanalisi, filosofia politica e sociologia sono convocate nella costruzione di un'ottica integrata di indagine sui fenomeni collettivi contemporanei ad alto potenziale traumatico.

(Les guerres et la crise climatique accentuent le caractère multitraumatique du contexte contemporain, dont les répercussions s'étendent non seulement aux catastrophes humanitaires et aux conséquences et risques géopolitiques, sociaux et économiques aux niveaux local, régional et mondial, mais aussi à la santé mentale des populations directement et indirectement touchées. En termes de traumatisation directe et indirecte, la succession de phénomènes collectifs à fort potentiel traumatique risque d'avoir un impact cumulatif aujourd'hui, d'autant plus important que la population cible concernée traverse une phase délicate de transition psychosociale, comme les jeunes adultes déjà profondément affectés par le traumatisme collectif de la pandémie de Covid-19. Cet ouvrage encourage un dialogue interdisciplinaire sur les phénomènes de la guerre et de la crise climatique et présente des pistes de recherche et d'intervention psychologiques et psychanalytiques explorant leur impact sur la santé mentale. Psychologie, psychanalyse, philosophie politique et sociologie sont mobilisées pour construire une approche intégrée de l'étude des phénomènes collectifs contemporains à fort potentiel traumatique.)

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Les mutations contemporaines transforment la psyché des sujets et leurs modalités d’« être ensemble ». Elles affectent le registre identificatoire et les dynamiques d’investissement (de soi et de l’autre) en corrélation avec la tentation d’un narcissique délié de sa dette d’altérité. Comment, en tant qu’analystes, nous rendons-nous sensibles aux bouleversements en cours et à la façon dont les sujets remanient leurs étayages (libidinaux et sociaux) ?

Comment investissons-nous la pluralité de nos propres fonctionnements psychiques (individuels et groupaux) et contribuons-nous à la restauration des processus intermédiaires ; comment œuvrons-nous à ce que la haine et le narcissisme s’amenuisent en conflictualité et participent à la Kulturarbeit ?

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Vol. 34, Nº 1, Printemps 2026 : SOMMAIRE

Mots clés : narcissisme, haine, mutation, identification, investissement, pluralité, Kulturarbeit

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Cet article relate les premières années de la cure d’une enfant autiste. Au début, le récit souligne l’importance de l’écoute de la parole de la mère, et met en évidence l’unité duelle mère-enfant. Il suit ensuite le déroulement des séances et leur dynamique transféro-contre transférentielle. Nous assistons à la création d’un espace transitionnel, tandis que se constituent les différentes enveloppes corporelles et psychiques.

La pensée de Geneviève Haag a éclairé cette cure, traduisant les fantasmes primitifs qu’à travers gestuelle et tracés, l’enfant adresse à son analyste. Nous pouvons entrevoir, à travers ce texte, les différentes étapes de la construction du moi corporel de la jeune patiente.

Vous pouvez accéder à cet article →ici

Mots clés : Contenance, Enveloppes psychiques, Moi corporel, Présence d’arrière-plan, Rythmes, Spatialité, Unité duelle

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→Propos recueillis par Delphine Miermont-Schilton

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Dans le contexte contemporain, marqué par divers types de crises (écologique, diplomatique, représentations sociales, valeurs…), et en réponse à l’affirmation répétée par le pape François que « tout est lié », comment comprendre l’in-évidence de la relation, qu’elle soit entre humains ou avec le vivant non humain, ou même avec Dieu ?
Chercheurs confirmés ou doctorants du Collège Doctoral de l’Unité de Recherche CONFLUENCE : Sciences et Humanités (EA 1598) offrent ici une riche palette interdisciplinaire de réponse, allant de la philosophie à l’art contemporain, en passant par le droit, la théologie ou la psychologie, permettant de mesurer à quel point la relation, comme pensée et vie, se révèle comme espace d’une autre manière de faire société.

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Ce texte est une présentation très synthétique du n° 262 où sont commentées, par l’auteur, les différentes contributions publiées en ce numéro.

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Interroger le lien entre le sujet contemporain et le social suppose de questionner les modalités actuelles du « vivre ensemble » et la manière dont se fabrique le « bien commun ». En lien avec la technique et la démesure prométhéenne dont elle est le lieu, cela nous conduit à mettre à jour la configuration paradoxale qui en résulte : entre individuation et massification. Il s’agit dès lors de prendre la mesure d’un certain nombre de dynamiques sources d’angoisses : celles d’un sujet à même de se vivre comme remplaçable et surnuméraire, dans un monde ou prime la rivalité meurtrière. C’est pourtant dans une telle configuration, et face à une menace de déréliction, qu’il y a lieu désormais de nous rendre sensibles à l’émergence d’une humanité en partage.

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Quels auront été les effets de la crise de la Covid-19 sur la pratique psychanalytique ? Plus largement, comment penser le devenir de cette pratique à l’aune de la crise environnementale et des « expériences-limites » à venir ? Comment la psychanalyse peut-elle rester opérante face à des réalités externes qui bouleversent les repères identitaires de sa pratique – son cadre notamment (« télé-analyse ») ? L’auteur examine les positions opposées d’A. Ferro, qui voit dans la psychanalyse à distance une opportunité d’enrichir le champ de la pratique, et de J.-J. Barreau, pour qui le « complexe dispositif-cadre-méthode » ne saurait fonctionner sans la présence incarnée de l’analyste en séance. L’auteur propose, quant à lui, une approche qui tient compte du contexte socio-historique, et notamment du concept de contrat narcissique (P. Aulagnier), pour penser l’adéquation du dispositif analytique et sa pertinence anthropologique dans le contexte de réalités « cauchemardesques ». Face à ces « expériences-limites », il sollicite spécifiquement les travaux de N. Zaltzman et le concept de « pulsion anarchiste » pour penser la spécificité du travail psychanalytique en « régime anarchiste ».

 

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Accès à l'article  :  https://shs.cairn.info/tap-k3s51le7b0hpg

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L’infans émerge dans la psychanalyse, entre Freud et Ferenczi, à partir de l’effacement inaugural, avec le « Projet d’une psychologie », du Nebenmensch. Cet effacement marque le différé chez Freud de la métapsychologie et viendra travailler souterrainement le dialogue avec Ferenczi. Jusqu’à activer chez ce dernier une métapsychologie de l’infans dans l’adulte, indissociable d’une métapsychologie du penser en séance, prise dans le transfert sur Freud. L’infans de la psychanalyse : la formule désigne à la fois le pouvoir d’engendrement transférentiel de la psychanalyse et un point de vue métapsychologique, renvoyant à un état de l’être sans l’aide des mots, non réductible à un stade de développement. Par là même, le propos de l’auteur intègre une reformulation du Nebenmensch freudien.

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Ce texte propose d’aborder avec humilité les conditions de désignation et d’utilisation paradoxale de ce nouveau compagnonnage humain – devenu « un co-existant », grâce au clonage algorithmique des capacités humaines séculaires à penser, agir et réagir, qui co-habite désormais dans nos vies subjectives, sociales et politiques, avec le surnom déclaré officiel « d’Intelligence artificielle ». Sommes-nous confrontés à un détournement langagier devenu, par lui-même, modificateur du penser des sujets et de leurs supports sociaux ?
Est soulignée l’impérieuse nécessité que des recherches psychanalytiques s’attellent à en observer et clarifier peu à peu les impacts et incidences sur la vie psychique et comportementale de l’humanité. Comment ouvrir encore des chemins pour une civilisation d’humains, même « augmentée » ?

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L’objet de ce texte est de proposer une réflexion concernant la place du psychologue clinicien-psychanalyste au sein d’une unité de soins critiques. Ces lieux de l’urgence vitale soutenus par – et dépendants – des développements technologiques, des process de soins, des conditionnements temporels, semblent au premier regard bien loin d’une approche psychanalytique. Pour autant, ce texte montre comment ce travail peut se déplier à l’écoute du rapport des soignants à la technologie ainsi que du travail de présence nécessaire pour saisir et analyser les mouvements transférentiels.

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À l’ère où les technologies prétendent en finir même avec la mort (clonage, congélation de gonades ou de corps, etc.), B. Galtier s’intéresse aux techniques primitives de l’humanité : aux procédés magiques, encore en vigueur dans l’art, et au mécanisme de l’illusion. Celle-ci s’est révélée à la réflexion esthétique comme à l’expérience freudienne du transfert une opération d’abolition du temps. Deux contes de Marcel Aymé, « Le Décret » et « La Carte » (du recueil Le passe-muraille) mettent en œuvre le « métachronisme » magique de leur auteur : exemples d’illusions qui, loin de nous masquer les réalités les plus noires, nous y confrontent par l’humour.

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Si nous pensions avoir atteint le quota des nouvelles fracassantes et inquiétantes, effaçant par leur effet d’annonce les précédentes, nous nous tromperions. Elles nous laissent dans un état d’angoisse et d’incrédulité, avec un goût de « déjà vécu », comme si le monde était sur le point de basculer. Sommes-nous en train de rêver ? Comment vivre en contact avec la réalité qu’est notre temps, sans être submergé ? Pouvons-nous nous appuyer sur l’expérience du Covid pour traverser les crises actuelles et futures ?

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Contexte : Dans une réflexion méta portant sur les évolutions sociales contemporaines, il s’agira d’interroger la relation des professionnels du soin et du travail social à la langue.

Objectifs : Les auteurs visent à éclairer la manière dont la pensée apparaît comme étant simultanément aux prises avec la tentation totalisante, parfois totalitaire, de la langue unique, et une babélisation, une multiplication des langues et des dialectes.

Méthode : L’étude de cas permet la mise à jour de mouvements transféro-contre transférentiels, et spécifiquement celle des mouvements archaïques qui se développent dans les configurations d’équipes pluriprofessionnelles.

Résultats : À l’écoute de ces dynamiques ce qui apparaît clairement a trait aux processus psychiques en jeu : celui du passage du conflit à la conflictualité, et de l’Un au multiple. Cela permet de voir opérer le travail groupal, en tant qu’il ouvre à la pluralisation.

Interprétations : Les mouvements rythmiques d’unification et de pluralisation caractérisent les configurations de groupes. Écouter ces mouvements contribue à fluidifier le travail de la professionnalité et de la pluriprofessionnalité.

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Lien pour accéder à cet article : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2542360625000642

Mots clés : Idéologie, Conflit, Phallique, Un, Pluralité

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Le voile de la pudeur est une surface séparatrice entre les regards, et le garant d’une intériorité, reposant sur la fragile séparation d’un dedans et d’un dehors, menacée par la démesure de l’impudeur. Mais, la ligne de partage entre la pudeur et l’impudeur est incertaine, parfois indécidable ? ; elle nécessite une mise au point dont le sujet est le centre, une mise-ob-scène d’un point de butée du regard sur ce qui concerne le désir et l’identification du sujet. Le voile de la pudeur, qui est à la fois ce qui cache et le support de ce qui se donne à voir comme image, participe de la fonction d’écran psychique interne. Aussi, il ne s’agit pas de lever le voile qui occulterait la vérité, ni de le déchirer, mais de considérer la fonction de l’écran dans l’opération qui consiste à rendre visible. C’est ce regard qui ne se porte pas au-delà du voile, mais au creux de ses plis, ce regard qui ne cherche pas à dénuder la chose, mais à l’habiller d’un voile de mots, que j’appelle le regard a-pudique de l’inconscient metteur-ob-scène. Je montrerai comment ce regard, produit du dispositif psychanalytique, relève d’une éthique du regard qui s’est construite à partir des regards les plus impudiques et les plus intrusifs que le corps médical portait sur celui des hystériques, avec l’aide de la photographie. Il reviendra à Freud de déconstruire cette forme de rapport du savoir au regard.

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Mon propos se sépare en deux parties : je chercherai, très brièvement, dans une première partie, à relater le climat intellectuel qui est celui de la création du Quatrième Groupe et celui de l’élaboration par Piera Aulagnier de sa pensée sur la formation des analystes. J’aborderai plus précisément les contextes socio-politique et psychanalytique. Dans la seconde partie, j’entrerai dans le détail de sa réflexion sur la formation et le désir du psychanalyste, et sur sa vision des différentes procédures d'habilitation dans les différentes sociétés analytiques françaises des années 70, avec notamment sa critique de la Passe.

Mots clés : désir de l’analyste, didactique, formation analytique, imaginaire institué, Quatrième groupe

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Dans ses travaux, C. Bonomi propose une relecture des fondations de la psychanalyse en réintroduisant le trauma au cœur de la théorie. Avec "L’effacement du traumatisme", sa recherche s’apparente à une refondation ferenczienne de la psychanalyse et se démarque de la représentation freudienne du féminin, où le renoncement de Freud à la théorie de la séduction en 1897 serait, en lui-même, un événement traumatique majeur. L’angoisse de castration relèverait de faits réels déniés dont Bonomi démontre l’importance à partir de sa relecture du cas Eckstein, mais aussi de sa redécouverte des pratiques médicales d’excision-castration des enfants masturbateurs à la fin du XIXème siècle. Le fantasme de castration lui apparaît comme un paradigme pathologique de la psychanalyse.

Cet article témoigne à la fois de l'admiration de son auteur pour le travail de C. Bonomi mais également d’une lecture critique, centrée sur le possible risque d’une lecture exclusivement traumatique des faits cliniques avec l’abandon corrélatif de la métapsychologie et une privatisation de la réalité faisant l’économie du travail de la culture.

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Cet article est une analyse du document « Formation et habilitation version 2025 » qui détaille la manière dont on conçoit la formation de l'analyste au Quatrième Groupe. En le faisant discuter avec d'autres textes présents sur le site autour de cette question, il dégage trois modèles : celui de l'IPA, celui de « La Passe » et celui du Quatrième Groupe. Il montre comment les questions de la reconnaissance et de la responsabilité des analystes formateurs s'y organisent différemment. Il se termine avec la question de la scission, entre imaginaire et réalité.

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formation analytique – habilitation – cooptation – reconnaissance – scission.

Mots clés : Autonomie, hétéronomie, instance commune, liberté, responsabilité

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À l’heure où les signes de dé-subjectivation, du « sans-contact », se multiplient, un ensemble de questionnements s’impose avec leur résonance éthique. Pour autant, comment configurer l’acuité de certains phénomènes sociétaux recoupant cette dimension éthique aujourd’hui dans le champ de la psychanalyse, compte tenu de la manière dont nos écrits nous engagent au regard de la transmission de la psychanalyse ? Comment intervenir sur ces sujets avec la vigilance nécessaire sur nos positions contre-transférentielles ?

Mots clés : Travail de culture, morale, éthique analytique, dialectique de deux éthiques, narcissisme, déni, clivage, perversion

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Il s’agit dans cet écrit de la mise en perspective ainsi que de la tentative d’articulation de deux œuvres magistrales, de deux pensées présentant des points de proximités évidents, de deux auteurs qui sans relâche inscrivent les mots dans une parole travaillée par le ça :
- Par la passion œdipienne originaire, c’est-à-dire par ce quantitatif de la pulsion en quête permanente de la qualité hallucinatoire perdue, pour ce qui concerne Jean-Claude Rolland.
- Par l’instance de l’originaire avec son mode de représentations pictographiques comme source permanente de toutes les formations psychiques ultérieures issues du primaire et du secondaire pour Piera Aulagnier. Pour dire autrement, par ce fonds de mémoire comme la source vivante garante de la suite des possibles rencontres avec le monde.

Mots clés : Points de proximité, objet de l’ombre, mots, parole, images sensorielles, auto-modification, écoute, passion, douleur, rencontre, partition archaïque, originaire, métapsychologie.

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La conviction, qui fait partie de l’éthique professionnelle, ne garantit pas de pouvoir faire tenir ensemble soucis de vérité, satisfaction pulsionnelle, intérêts narcissiques et équilibre psychique. La cure de paroles, basée sur l’offre et peu sur la demande, repose principalement sur une dynamique processuelle. L’existence de l’infantile, sa présence active dans la vie psychique inconsciente de l’adulte est un premier constat. Il est admis que tout ou partie de l’infantile est objet de refoulement. Il est également admis que cet inconscient freudien, inconscient au sens topique du terme, soit sexuel et s’inscrive dans l’érotisme infantile. Il est également admis que c’est bien l’attention, la perception portée aux expressions de l’infantile dans ce que dit et pense l’analysant qui est sans nul doute l’un des fondements, sinon le fondement, de la démarche analytique. Si ’entreprise analytique est placée sous le sceau de la régression, du transfert, mais aussi des pulsions partielles, c’est bien la réouverture au langage infantile qu’opérera une cure psychanalytique dans le meilleur des cas.

Mots clés : Cure de paroles – dynamique processuelle – infantile inconscient – désexualisation de la théorie - capacité de rêverie

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Le texte propose une relecture de nos fondateurs autour de la question du lien transmission / formation. J’ai essayé de mettre en relief chez eux la critique - précisément fondatrice - de certaines dérives/illusions issues de l’IPA et/ou de l’EFP : l’analyste-enseignant, l’identification à l’analyste comme fin de l’analyse, les réseaux, ...- qu'on pourrait croire aujourd’hui définitivement dépassées. Mais le sont-elles vraiment, y compris même dans notre Groupe ? J’ai essayé aussi de rappeler en quoi ces trois auteurs, par-delà leurs différences, abordaient le lien transmission/ormation en tant qu’il suppose la métapsychologie, laquelle implique la distinction fondamentale de la connaissance et du savoir.

Mots clés : Altérité - « Analyste-enseignant » - Connaissance - « Équation personnelle » - Identification à l’analyste - Inanalysé - Interlocution interne - Institution - Métapsychologie - Reconnaissance - Savoir

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Ombres sur l’Hudson : un roman posthume ? Posthume mais pas vraiment puisque l’original de ce roman d’Isaac Bashevis Singer avait été publié en yiddish de son vivant, Ombres sur l’Hudson, dont l’intrigue se situe en 1946 aux États-Unis, est l’occasion de réfléchir à l’écriture de la Shoah. Parce qu’il met en scène des personnages qui ont échappé à la « solution finale » en s’enfuyant à temps de Pologne, et qui sont néanmoins hantés par les spectres de leurs proches disparus, Singer contourne l’interdit éthique de l’irreprésentable, de la « poésie impossible après Auschwitz » (Adorno). Il donne à entendre ce que peut être un fantôme au sens qu’ont donné à ce mot Abraham et Torok, et rend tangible, sans voyeurisme
ni jouissance, la réalité du traumatisme second. Il autorise les résonances pour les générations futures, ouvrant la voie à une universalité qui jamais ne renonce à la particularité. Cet article entend montrer comment la littérature, aussi hostile à Freud qu’ait pu être Singer, est porteuse
d’intuitions et de vérités théoriques dans lesquelles la psychanalyse peut se reconnaître.

Mots clés : représentation – éthique – fantôme – deuil - trauma

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Entre Blanchot et Kafka, c’est toute la question du double qui se pose à travers le commentaire que Blanchot ne cessera de faire de l’œuvre de Kafka, comme un espace autobiographique en creux d’où on dégagera, en négatif, la trace obsédante d’une culpabilité qui va hanter toute l’écriture de M. Blanchot. Deux écritures en double qui traitent toutes deux de la façon dont l’auteur se torture, se soumet à la machine torturante de l’œuvre, et à son souci d’y survivre. Figures « d’un holocauste littéraire », la lecture / commentaire de Blanchot le ramène à une fuite dans la dissolution de soi et dans la solitude coupable, hantée par ses propos antisémites d’avant-guerre.
Malgré tout il existe un indestructible en chacun et en tous, un point d’entêtement, conclut Kafka, et qui fait notre humanité. C’est ce point de résistance, de refus de tout renoncement, que Kafka partage avec Blanchot, dans l’acte littéraire, comme le retour au plus profond du continent humain.

Mots clés : Blanchot et Kafka - Angoisse du double – Culpabilité – Antisémitisme – Autobiographie – Torture – Indestructible - Refus du renoncement - littérature